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Rapport d’activités

2018

#1

L’essentiel

EN 17 ANS D’EXISTeNCE,
LA SOWAER C’EST :

540

millions d’euros de travaux réalisés sur les aéroports De Liège et Charleroi

470

Hectares de zones d’activité économique autour de l’aéroport de liège

9.021

Insonorisations d’habitations réalisées et primes octroyées

1.793

Immeubles acquis

Édito 2018, une année riche en projets et en événements !

L’année aéroportuaire wallonne 2018 fut riche en projets et en événements !

Tout d’abord, avec l’aide de la SOWAER, le Gouvernement a souhaité mettre sur la table un projet ambitieux de réforme du paysage organisationnel des aéroports. Ce dossier de « régulation » a fait l’objet de nombreuses discussions entourant le rôle de chacun des acteurs (SPW, SOWAER, Sociétés de gestion, SPF-Mobilité, …). Bien que non-aboutie à ce jour, cette réforme reste en chantier et je ne doute pas que les prochains mois seront l’occasion de poursuivre ces discussions importantes pour pérenniser le développement des plateformes.

Au niveau des grands chantiers aéroportuaires, l’année 2018 est sans doute historique !

En effet, après de nombreuses années de rebondissements, le permis unique pour l’allongement de la piste de l’aéroport de Charleroi a pu être octroyé par le Gouvernement. Ce chantier est un défi colossal pour la SOWAER. Il donnera de nouvelles perspectives à l’aéroport notamment dans sa volonté de devenir un hub accueillant des vols intercontinentaux. Après la clôture du contentieux avec la Commission européenne, ce projet permet à l’aéroport de Gosselies d’entrevoir un avenir positif.

La Wallonie peut se flatter de pouvoir accueillir à l’avenir un nouveau géant mondial sur son sol. L’arrivée d’Alibaba à Liège est l’illustration de la grande attractivité de notre territoire et de notre savoir-faire. Nous devons en être très fiers !

L’année 2018 a vu également se concrétiser la rationalisation de la dette historique contractée auprès d’ECETIA et d’IGRETEC. La décision vise à rapatrier cette dette décentralisée au sein de la dette globale de la Wallonie. Je tiens à remercier les deux institutions pour leur aide et leur professionnalisme au service des aéroports wallons.

Sur le plan environnemental, deux importantes évolutions ont également pu être concrétisées.

D’une part, avec l’appui actif de la SOWAER, le Gouvernement a remis en place, sur chacun des deux aéroports, un Comité d’accompagnement. Espaces de dialogue et d’échanges d’informations avec les autorités des communes riveraines, ces deux comités d’accompagnement sont des outils importants dans la circulation transparente de l’information. Je tiens à remercier les communes concernées et les acteurs qui ont répondus présents en grand nombre lors de la première réunion de relance.

D’autre part, nous avons pu également concrétiser la mise en pratique de l’«arrêté sanctions» encadrant les infractions aux normes acoustiques. La validation du réseau de sonomètres de la SOWAER a aussi pu être concrétisée. Il s’agit d’une nouvelle étape dans le suivi environnemental des activités en lien avec nos aéroports.

Enfin, je tiens à saluer particulièrement l’ancien CEO de BSCA, Jean-Jacques Cloquet, qui a décidé d’orienter sa carrière vers d’autres destinées. Son titre de « manager de l’année » n’est pas usurpé et illustre également la grande qualité de notre savoir-faire aéroportuaire wallon. Chapeau Jean-Jacques et bon vent dans tes nouvelles compétences ! »

URBAIN Vincent
URBAIN
Vincent

 

VUYLSTEKE Luc
VUYLSTEKE

Luc

Le message du président du conseil d’administration

LE MESSAGE DU PRÉSIDENT
DU COMITÉ DE DIRECTION

L’année 2018 a été très dense pour la SOWAER. Entre la modernisation des installations (radar, balisages…) et les travaux préparatoires pour l’allongement de piste à Charleroi, la rénovation de la piste secondaire, le début de la création de quatre nouveaux postes de stationnement avions ou encore l’aménagement d’une zone dédiée à l’aviation d’affaire pour l’aéroport de Liège, les équipes ont été sur tous les fronts. Remplissant l’ensemble de ses missions avec talent, la SOWAER participe pleinement à la croissance des deux aéroports.

En aménageant progressivement les zones d’activité économique autour des aéroports, la SOWAER contribue également à accueillir de nouveaux investisseurs internationaux qui pourront développer leurs projets et créer de l’emploi dans notre belle Wallonie.

Les défis pour les prochaines années sont importants pour notre entreprise puisque les besoins des sociétés de gestion augmentent, l’accompagnement des riverains se renforce, le dialogue avec les autorités communales s’étoffe. Je ne doute pas un instant que tous les collaborateurs de notre entreprise s’investiront avec passion pour relever tous les challenges.

Une attention particulière devra être accordée pour toutes les actions que la SOWAER peut initier afin de réduire, tant que faire se peut, l’impact climatique du secteur aérien.

Vincent URBAIN,
Président du Conseil d’administration

Lorsque j’ai pris ces fonctions à la création de la SOWAER en 2001, l’aéroport de Charleroi accueillait moins d’un million de passagers et l’aéroport de Liège voyait transiter moins de 280.000 tonnes de marchandises. En 2018, les chiffres sont respectivement de 8.029.680 passagers et 870.644 tonnes.

Le dynamisme des sociétés de gestion y est pour quelque chose mais la ténacité des équipes de la SOWAER y a très largement contribué. Le programme ambitieux assigné à la SOWAER dès 2001 a permis à Charleroi et à Liège de disposer d’infrastructures nouvelles pour accompagner leur développement respectif. Nouveaux terminaux, allongement de piste, nouveaux parkings avions, parkings voiture,… ont été financés et réalisés par la SOWAER pour un montant de plus de 600 millions d’euros.

En parallèle, la SOWAER s’est vu confier la tâche délicate de vérifier les niveaux sonores autour des aéroports et de mettre en œuvre les mesures d’accompagnement en faveur des riverains. Ce sont plus de dix mille familles qui ont ainsi bénéficié de ces mesures. Ce sont aussi plusieurs centaines d’hectares de terrains qui ont pu être affectés à l’activité économique grâce aux nombreux achats effectués.

A la veille de céder le flambeau, je suis fier du travail accompli par mes équipes. Un chef d’entreprise n’est rien sans les hommes et les femmes qui, chaque jour, l’assistent dans son travail. Qu’ils en soient tous, ici, remerciés.

Et si une page s’apprête à se tourner à la SOWAER, une nouvelle ère plus soucieuses encore de l’environnement éclot et le monde aérien devra en relever les défis. Je ne doute pas que mon successeur s’y inscrira pour soutenir ces deux magnifiques pôles de développement économique que sont Liege Airport et BSCA.

Luc VUYLSTEKE,
Président du Comité de direction

La composition du conseil d'administration

URBAIN Vincent
Président

URBAIN Vincent

Vice-président

ETIENNE Jacques

Administrateurs

DENEVE Marc Henri
DEPAUW Deborah
GAUTHIER Ludivine
HANNON Anne-Michèle
IKER Laura
KARL Isabelle
LEVEQUE Laurent
MARCQ Fabian
MASSART Anne
PARTOUNE Luc

Commissaires du gouvernement wallon

JACQUET Frédéric
PERIN Mathieu

La Composition du Comité de direction

VUYLSTEKE Luc
Président

VUYLSTEKE Luc

Directeur général

BELOT Alain

Commissaires du gouvernement wallon

JACQUET Frédéric
PERIN Mathieu (jusqu’au 02.12.18)
Vincent MOYSE (depuis le 30.11.18)

La SOWAER, un outil stratégique et opérationnel au service du développement wallon

En 1988, dans le cadre de la régionalisation, la Wallonie a hérité de la compétence des aéroports et aérodromes situés sur son territoire. Elle a tout d’abord fait réaliser des études de développement des deux aéroports, qui ont abouti à définir des stratégies différentes et complémentaires.

Des sociétés de gestion des aéroports ont été mises en place. Le potentiel de croissance identifié pour Liège et Charleroi et la volonté de s’inscrire dans une logique de développement durable a amené, en 2001, à la constitution de la SOWAER. Celle-ci est chargée de gérer et développer les infrastructures aéroportuaires afin de permettre aux sociétés de gestion d’affecter leurs moyens humains et financiers à leur développement commercial.

 

Un développement réfléchi et encadré

Les importants programmes d’investissements qui ont été initiés par la SOWAER sur les plateformes aéroportuaires ont été définis sur base d’études complètes, notamment des plans masses à long terme.

Ils ont également été définis en étroite collaboration avec les sociétés de gestion en prenant en considération leurs perspectives de développement ainsi que leurs spécificités.

Ces programmes d’investissements s’inscrivent enfin dans une perspective réfléchie de développement des aéroports qui prend bien entendu en considération les potentialités de développement économique, mais également la préservation de la qualité de vie des riverains.

C’est ainsi qu’un vaste programme de mesures environnementales destinées aux riverains a été mis en œuvre. Celui-ci a été établi sur base de plans d’exposition au bruit et de plans de développement à long terme des deux aéroports.

Ce programme, établi par la Wallonie, comprend en outre des mesures destinées à limiter le bruit émis par les avions, mais également à limiter le bruit perçu par les riverains.

 

La SOWAER est investie de différentes missions :

 

  1. La gestion, pour le compte du Gouvernement wallon, des participations détenues dans les sociétés de gestion des aéroports et aérodromes
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  2. La réalisation des investissements en développement des infrastructures aéroportuaires
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  3. La viabilisation et l’aménagement de tous les terrains, bâtis ou non, rachetés dans le cadre des mesures d’accompagnement environnemental et situés en zones d’activités économiques au plan de secteur
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  4. La gestion du programme environnemental accompagnant le développement aéroportuaire
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  5. La prise en charge des frais relatifs aux missions de sûreté et sécurité confiées aux sociétés de gestion des aéroports

#2

Gestion de participation

La gestion de participations pour le compte
du Gouvernement wallon

La SOWAER n’est pas seulement l’outil d’exécution de la stratégie aéroportuaire, elle est un acteur à part entière de la réflexion et un partenaire actif des sociétés de gestion.

La SOWAER est un actionnaire important dans les sociétés de gestion des aéroports de Liège et de Charleroi Bruxelles-Sud ainsi que dans les sociétés de gestion des aérodromes.

A ce titre, elle participe activement à la définition et au suivi de la stratégie de développement, conformément aux décisions du Gouvernement wallon ; elle formule également des propositions quant aux programmes d’investissements et aux actions permettant de faire des aéroports des leviers essentiels du secteur du transport et de la logistique.

Le dialogue entre la SOWAER et le Gouvernement, d’une part, et entre la SOWAER et les sociétés de gestion aéroportuaires, d’autre part, est permanent.

Actionnariats

Actionnariat de BSCA
SOWAER 50.21
Belgian Airports 27.65
SAMBRINVEST 19.16
IGRETEC 2.32
SABCA 0.67
Actionnariat Liège Airport
NEB Participations 50.36
SOWAER 24.10
Aéroports de Paris Management 25.54
Actionnariat Société de gestion de l’aérodrome de Saint-Hubert
Régie aérienne de St-Hubert 54.01
Autres coopérateurs 23.36
SOWAER 22.63
Actionnariat Société de gestion de l’aérodrome de Spa
SOWAER 100

#3

Développement des infrastructures

Les investissements en développement
et en entretien des infrastructures aéroportuaires

La SOWAER réalise des investissements d’infrastructures  et de gros entretiens permettant le développement de l’activité aéronautique.

 

 

Le Gouvernement wallon a confié à la SOWAER le soin de réaliser tous les investissements en infrastructure de base.

Sur base des conventions conclues avec les sociétés de gestion, la SOWAER est également chargée des travaux de gros entretiens de l’infrastructure existante.

La SOWAER assume la charge financière des investissements relatifs à la rénovation des équipements de navigation aérienne et l’installation de nouveaux équipements comme les radars de sol.

Enfin, la SOWAER doit garantir la conformité des infrastructures à la réglementation en évolution permanente. Dans ce cadre, suite à la certification « EASA » des aéroports wallons, des travaux de mise en conformité ont été planifiés.

Le premier programme d’investissements, qui avait débuté en 2001, arrive pratiquement à son terme. Il avait pour but de permettre à nos aéroports d’atteindre une taille critique.

La SOWAER peut, à la demande des sociétés de gestion, également réaliser des investissements supplémentaires destinés à couvrir de nouveaux besoins en termes de développement de l’infrastructure aéronautique de base (piste, taxiways, parking avions, …). A cette fin, des avenants aux conventions de service sont conclus, lesquels prévoient le paiement par la société de gestion d’une redevance conforme au prix de marché.

Ce fut le cas pour la réalisation de nouveaux parkings avions à Charleroi, pour l’extension de la zone fret nord et l’aménagement d’une zone dédicacée à l’aviation d’affaires à Liège.

La réalisation des investissements à caractère purement commercial tels que des halls fret ou l’extension d’un terminal passagers est quant à elle directement du ressort des sociétés de gestion.

La SOWAER, forte de sa surface financière, peut toutefois, si les sociétés de gestion en font la demande, financer ces investissements, notamment au travers de leasings.

 

BSCA Brussels South Charleroi Airport

Vocation prioritaire : le transport de passagers.

Depuis l’installation à Charleroi de la compagnie Ryanair, le trafic n’a cessé de croitre à un point tel que plus de 8 millions de passagers ont transité à l’aéroport en 2018. D’autres opérateurs low cost fréquentent aussi l’aéroport qui est ainsi devenu le deuxième aéroport belge dans le domaine du passager et un aéroport régional majeur en Europe.

8.029.680

Fréquentation annuelle passagers
– 2018 –

Travaux terminés en 2018

 

Tour de contrôle – Rénovation de l’alimentation électrique et des UPS

Afin d’augmenter la sécurisation de l’alimentation électrique des équipements présents dans la tour de contrôle, une nouvelle alimentation électrique de la tour a été réalisée depuis la cabine haute tension la plus proche. Les équipements (UPS) permettant de garantir, en cas de coupure de l’alimentation électrique principale, une alimentation électrique stable pendant trente minutes ont été remplacés.

Remise en état des bords de piste pour accueillir des avions de code E

Dans l’attente de la construction d’accotements stabilisés définitifs de 7,50 m de large de part et d’autre de la piste, les bords de piste ont dû être aménagés.

Cet aménagement devait permettre d’éviter la présence de cailloux ou d’autres éléments qui auraient pu être aspiré par les moteurs des avions de code E lors des manœuvres de décollage et d’atterrissage.

 

Les travaux réalisés concernaient la remise en état des bords de piste, la réparation des bétons (caniveaux et dalles) par nettoyage à l’aide d’un hydro curage et l’application d’une protection ainsi que la réfection des joints entre le revêtement hydrocarboné de la piste et les caniveaux latéraux.

Travaux EN cours

 

Radar de sol – Installation d’une boucle en fibre optique

Pour répondre aux exigences de la DGTA, tous les aéroports belges opérant dans les conditions de faible visibilité (LVO) de Catégorie III (la plus contraignante) doivent être équipés d’un radar de sol.

Cet équipement permet la détection des masses métalliques présentes sur l’aire de manœuvre de l’aéroport.

Un réseau d’antennes de « Multilatération » permet à la fois de localiser avec précision (triangulation) la masse métallique mais également d’identifier les transpondeurs embarqués dans les avions et dans les véhicules présents sur l’aire de manœuvre de l’aéroport. Le contrôle aérien connait dès lors de manière constante et précise la position des aéronefs et des véhicules, ce qui permet d’éviter les collisions ou les incursions de pistes.

Une convention entre Skeyes, le SPW, la société de gestion et la SOWAER, déterminant la prise en charge de l’investissement et les coûts d’exploitation, a été approuvée le 23 février 2016.

Skeyes a désigné le fournisseur du radar de sol le 14 février 2017. Ce dernier devrait être complètement opérationnel début 2020.

 

Rénovation du taxiway Sud

Des réparations du taxiway Sud et des dalles de parking avions P1 et P2 situées au Sud du domaine aéroportuaire, principalement utilisées par l’aviation générale, sont à réaliser compte tenu de leur vétusté.

 

Rénovation de l’étanchéité du parking à étages

Après 10 ans d’utilisation, l’étanchéité de la toiture du parking voitures à étages destinés aux passagers montrait les premiers signes de défaillance. Préalablement à l’aménagement d’un nouveau parking express par BSCA sur la toiture, la rénovation complète de l’étanchéité a dû être programmée.

 

Rénovation de l’égouttage de la piste

Suite à des endoscopies réalisées sur le réseau d’égouttage de la piste, un bilan complet des canalisations de I ‘aéroport a été réalisé et ce, en vue d’obtenir une image claire de l’état de vétusté des réseaux existants et ainsi permettre d’évaluer les travaux de réparation à réaliser.

Les campagnes endoscopiques réalisées ont mis en évidence un réseau présentant des défauts d’étanchéité et des tronçons particulièrement endommagés.

Les travaux de réhabilitation ont débutés en avril 2018 et devraient s’achever en juin 2019.

 

Rénovation du parking maintenance

Dans le cadre du suivi des infrastructures, il a été constaté que le parking du hall de maintenance présentait un faïençage important au niveau de son revêtement hydrocarboné.

Les travaux ont été réalisés d’avril à mai 2018.

 

 

 

 

Rénovation des installations de balisage du solde de la piste – 1ère phase

Suite à un audit portant sur les installations de balisage aéroportuaire, il a été préconisé de procéder à la rénovation et à la fiabilisation du balisage de la piste, en ce compris des équipements de protection de celle-ci.

En effet, si le balisage aéroportuaire d’un taxiway devait être temporairement hors service, les avions pourraient toujours décoller et atterrir moyennant la mise en place de procédures particulières. Par contre, si le balisage aéroportuaire de la piste devait être temporairement hors service, seules les opérations à vue et de jour seraient permises, ce qui pénaliserait  fortement l’exploitation de l’aéroport.

Compte tenu de la difficulté de réaliser des travaux le long de la piste tout en garantissant 100 % de l’exploitation de l’aéroport, ces travaux ont été phasés.

Les travaux consistent principalement au renouvellement global des circuits d’alimentation des installations de balisage (régulateurs, chambres et tubages compris).

 

 

Rénovation des installations de balisage du taxiway Nord et de la dalle de stationnement des avions Nord

Suite à un audit portant sur les installations de balisage aéroportuaire, il a été préconisé de procéder à la rénovation et à la fiabilisation du balisage des taxiways, en ce compris des équipements de protection de celle-ci.

Les travaux réalisés consistent principalement au renouvellement global des circuits d’alimentation des installations de balisage (régulateurs, chambres et tubages compris) et en la construction d’une nouvelle sous-station balisage.

 

Allongement de la piste à 3.200 m – Travaux d’assainissement

Conformément à la décision du Gouvernement Wallon de juin 2014, la piste doit être allongée de 650m, en vue de porter sa longueur à 3.200m, ce qui permettra d’accueillir des appareils de type B777, A310, A330, … En effet, les 2.550m de piste existante ne permettent pas d’accepter, sans limitation de poids, tous les aéronefs amenés à opérer sur l’aéroport.

Avec une position de départ située plus à l’Est qu’actuellement, les avions opérant actuellement sur l’aéroport auront un impact environnemental moindre en termes de gêne sonore et des masses admissibles au décollage plus importantes.

L’étude aéronautique visant à définir la programmation technique de l’allongement à 3.200m s’est clôturée en avril 2015. La demande de permis unique a été approuvée par le Gouvernement Wallon en date du 25 octobre 2018.

 

Compte tenu de la difficulté de réaliser des travaux à proximité de la piste et dans les approches actuelles tout en garantissant 100 % de l’exploitation de l’aéroport, ces travaux ont été phasés.

La première phase des travaux a été commandée en date du 25 novembre 2018. Ceux-ci consistent principalement en des travaux de nature environnementale (assainissement d’une ancienne décharge) ou d’amélioration de la sécurité aéronautique (nivellement devant le glide de l’ILS).

 

Études EN cours

Rénovation des installations de balisage du solde de la piste – 2ème phase

Suite à un audit portant sur les installations de balisage aéroportuaire, il a été préconisé de procéder à la rénovation et à la fiabilisation du balisage de la piste, en ce compris des équipements de protection de celle-ci.

Compte tenu de la difficulté de réaliser des travaux le long de la piste tout en garantissant 100 % de l’exploitation de l’aéroport, ces travaux ont été phasés. Les travaux concernent principalement le renouvellement global des circuits d’alimentation des installations de balisage (régulateurs, chambres et tubages compris).

 

Déplacement de la cabine de détente gaz de la SONACA

Un poste de détente de gaz alimentant la SONACA est actuellement à une distance telle de la piste qu’il constitue un obstacle pour celle-ci au regard de la règlementation en matière de sécurité aéronautique.

Afin d’apporter une solution à cette problématique, les travaux nécessaires à entreprendre sont les suivants :

  • Création d’un nouveau poste de détente gaz raccordé au réseau Fluxys;
  • Réalisation d’une nouvelle canalisation gaz entre le nouveau poste de détente et le hall de la SONACA ;
  • Désaffectation de l’actuelle station de détente gaz et la mise hors service de l’ancienne canalisation.

 

Remplacement des machines de détection d’explosifs standard 3

En 2005-2006, lors de l’attribution des marchés de fourniture des équipements de détection d’explosifs (appelé EDS pour Explosif Detection System), il n’existait pas de standard commun européen pour certifier ces équipements.

Chaque fabriquant faisait appel à un laboratoire indépendant pour tester ses machines.

En 2009, la Conférence Européenne de l’Aviation Civile a fixé le procédé d’évaluation des machines. Pour les équipements EDS déjà en service, chaque Etat a eu la possibilité de valider ou non  les évaluations. De plus, la réglementation a prévu que tous les aéroports devront être équipés de machines EDS de norme 3, d’ici le 1er septembre 2020.

Le projet en cours d’étude prévoit le remplacement des machines présentes au tri-bagage de l’aéroport. Les travaux sont programmés dans le courant de l’année 2019.

 

Remplacements des équipements de balisage installés en sous-station

Suite à l’audit réalisé sur les installations de balisage aéroportuaire de l’aéroport de Charleroi, il a été mis en évidence que des travaux relatifs au remplacement des équipements de balisage installés dans les sous-stations devaient être réalisés.

Les études techniques sont en cours et concernent la rénovation des équipements tels que les régulateurs de courant constant, les armoires de commande, les automates, …

 

Rénovation de l’éclairage des dalles de stationnement avions

Suite à l’évolution rapide des systèmes d’éclairage LED, il devient de plus en plus difficile et onéreux d’obtenir des pièces détachées pour l’éclairage actuellement en service sur l’aéroport de Charleroi (ampoule à iodure métallique, …). Cette problématique annonce l’obsolescence prochaine des systèmes d’éclairage actuels.

Par conséquent, les études techniques relatives à cette réhabilitation ont été lancées.

 

 

 

 

Rénovation de l’égouttage Sud de l’aéroport

Suite à des endoscopies réalisées sur le réseau d’égouttage au sud de l’aéroport, un bilan complet des canalisations de I ‘aéroport a été réalisé et ce, en vue d’obtenir une image claire de l’état de vétusté des réseaux existants et ainsi permettre d’évaluer les travaux de réparation à réaliser.

Les campagnes endoscopiques réalisées ont mis en évidence un réseau présentant des défauts d’étanchéité et des tronçons particulièrement endommagés.

Les études ont été lancées afin de réhabiliter les tronçons endommagés

 

Rénovation du système de détection d’incendie des sous stations électriques

Plusieurs cabines électriques et sous stations de balisage sont présentes sur le site de l’aéroport de Charleroi. En cas d’incendie dans une de ces installations, l’information doit pouvoir être communiquée le plus rapidement possible au service des pompiers de l’aéroport pour limiter les dégâts et leurs conséquences.

Le projet en cours d’étude prévoit l’installation d’un nouveau système de détection de toutes les cabines et sous-stations avec un rapatriement des alertes et des alarmes chez les pompiers du site aéroportuaire.

 

Rénovation des installations de balisage du taxiway sud

Suite à l’audit réalisé sur les installations de balisage aéroportuaire de l’aéroport de Charleroi, il a été mis en évidence que des travaux relatifs à la rénovation des installations de balisage du taxiway sud devaient être réalisés.

Les études techniques sont en cours et concernent la rénovation des équipements tels que les câblages primaires, les réseaux multitubulaires, les transformateurs d’isolement, les connecteurs, les chambre de balisage, …

 

Rénovation des groupes électrogène en sous-station

Dans le cadre de la veille permanente des infrastructures, la SOWAER a réalisé une vérification de l’état des groupes électrogènes installés dans les sous-stations électriques de l’aéroport de Charleroi. Suite à cet audit, il ressort que certains groupes électrogènes doivent être rénovés.

Les études ont été lancées afin de permettre les travaux en minimisant l’impact sur l’exploitation aéroportuaire.

 

Rénovation des installations haute tension de la SABCA

Sur base d’un audit réalisé, il a été mis en évidence que les installations haute tension qui alimentent les différents bâtiments de production de la SABCA deviennent obsolètes et sont sources de plusieurs désagréments.

Les études techniques ont dès lors été lancées afin de prévoir la rénovation des installations haute tension de la SABCA.

Liège Airport

Liege Airport a décidé, depuis plusieurs années d’axer son développement sur l’activité fret. Il est, depuis 2009, premier aéroport belge dans ce secteur. Au niveau des passagers, l’activité est principalement orientée vers les vols charters.

Les investissements qui vont être réalisés ces prochaines années sont de deux types bien distincts :

  • La rénovation et la réparation des pistes et des infrastructures existantes en vue de garantir l’exploitation du site ;
  • La création de nouvelles aires de stationnement ainsi que l’aménagement de taxiways.

Ces investissements vont permettre de pérenniser les infrastructures existantes et de poursuivre la croissance de l’aéroport tant dans le domaine du fret que de l’activité passagers dont l’objectif reste d’atteindre le million de voyageurs par an.

170.961

Fréquentation annuelle passagers
– 2018 –

870.644

Transport annuel cargo (tonnes)
– 2018 –

Travaux terminés en 2018

 

Radar de sol – Installation d’une boucle en fibre optique

Pour répondre aux exigences de la DGTA, tous les aéroports belges opérant dans les conditions de faible visibilité (LVO) de Catégorie III (la plus contraignante) doivent être équipés d’un radar de sol.

Cet équipement permet la détection des masses métalliques présentes sur l’aire de manœuvre de l’aéroport.

Un réseau d’antennes de « Multilatération » permet à la fois de localiser avec précision (triangulation) la masse métallique mais également d’identifier les transpondeurs embarqués dans les avions et dans les véhicules présents sur l’aire de manœuvre de l’aéroport. Le contrôle aérien connait dès lors de manière constante et précise la position des aéronefs et des véhicules ce qui permet d’éviter les collisions ou les incursions de pistes.

Une convention entre Skeyes, le SPW, la Société de gestion et la SOWAER, déterminant la prise en charge de l’investissement et les coûts d’exploitation, a été approuvée le 23 février 2016.

Skeyes a désigné le fournisseur du radar de sol le 14 février 2017. Ce dernier devrait être complètement opérationnel début 2020.

 

Entretien des berges du bassin d’orage existant le long du taxi alpha

Suite à des orages violents, les berges du bassin d’orage situé le long du taxiway Alpha entre les bretelles sierra 3 et sierra 4 ont été endommagées.

Dans le cadre de la veille permanente des infrastructures, la SOWAER a entrepris de réaliser les travaux de démontage des drains existants et réalisation de nouveaux drains, de réparation des berges du bassin d’orage, et de remplacement du  filet anti-oiseau.

 

 

 

 


Mise en conformité du bouclage aéroportuaire haute-tension

Suite à la réalisation d’un audit des installations de Haute Tension à l’aéroport de Liège, les principales actions à mener ont été définies.

Celles-ci consistent principalement en la mise en conformité de la section du câble et la réalisation d’un tracé évitant le placement du câble « aller-retour » dans le même tunnel technique ainsi que la réalisation de l’inter-connection de l’ensemble des cabines Haute Tension afin d’assurer une sélectivité des alimentations et le réarmement automatique de certaines installations critiques (balisage).

 

Rénovation des châssis du bâtiment B44

Le bâtiment 44 est implanté en bordure de piste, à la ‘’frontière’’ entre la zone landside et la zone airside de l’aéroport. Il a été construit dans les années 80 et il contient aujourd’hui les services techniques de la Société de gestion, le service de délivrance des badges aéroportuaires, les bureaux du Commandant de l’aéroport et un poste d’inspection filtrage.

Suite à un audit du bâtiment, il a été décidé de procéder à certaines rénovations des châssis, de la toiture et des équipements HVAC (chauffage, ventilation et climatisation).

Les travaux relatifs aux menuiseries extérieures ont été réalisés en 2018.

Travaux EN COURS

 

Réparation du taxiway Alpha et des bretelles d’accès à la piste

Dans le cadre de la veille permanente des infrastructures, la SOWAER a entrepris des travaux de rénovation du taxiway Alpha et des bretelles d’accès à la piste principale.

Ce travaux concernent le raclage et la pose d’une nouvelle couche d’enrobés bitumineux « type aéronautique » sur les taxiways Sierra 2, 3, et 4, ainsi que la démolition ponctuelle et la reconstruction de revêtement en béton armé continu sur le taxiway Alpha.

 

Création d’une salle informatique dans la Tour de contrôle

Dans le cadre de l’installation du radar de sol et de l’upgrade technologique de CANAC 2, Skeyes a sollicité la SOWAER pour l’installation de nouveaux racks informatiques dans la tour de l’aéroport de Liège. Les deux salles informatiques existantes étaient saturées, il a été convenu de créer une nouvelle salle informatique.

 

Aménagement d’une zone dédiée à l’aviation d’affaire au sud de l’aéroport

A la demande de la société de gestion, la SOWAER a réalisé les études relatives à l’aménagement d’une aire de stationnement d’avions et de voies de circulation destinées à relocaliser l’aviation d’affaires au sud des pistes de l’aéroport de Liège.

La première partie de l’étude relative à l’esquisse de l’aménagement complet de la zone en plusieurs phases temporelles s’est clôturée en juin 2014.

En janvier 2016, la société de gestion a sollicité la SOWAER pour la réalisation des travaux de la première phase du projet. Le permis relatif à celle-ci a été octroyé en novembre 2016.

Préalablement aux travaux de construction de la première phase de développement, la réalisation des travaux d’assainissement au droit du projet ont dû être réalisés. La SPAQUE a été chargée de cette réhabilitation du site. L’assainissement de la zone concernée a été finalisé en juin 2017.

Les travaux de construction de la première phase ont débuté en avril 2018 et devraient s’achever durant le premier semestre 2019.

 

 

 

 


Rénovation de la piste secondaire 22R-04L

Préalablement à la rénovation du revêtement de la piste principale, et ce afin de limiter les perturbations des opérations lors de celle-ci, il a été préconisé de rénover la piste secondaire 22R-04L.

Les travaux de rénovation concernent, d’un point de vue génie civil, le raclage et la pose d’une nouvelle couche d’enrobés bitumineux « type aéronautique » sur la piste, ses accotements et ses taxiways, la démolition et la reconstruction des deux seuils de piste et du taxiway Charlie 4 en béton, le remplacement et l’égouttage des chambres de balisage. D’un point de vue balisage et électricité, les travaux concernent le renouvellement de l’entièreté du câblage d’alimentation primaire et secondaire des feux de piste et voies de circulation, et autres équipements de balisage associés (régulateurs de courant, transformateurs, modules de contrôle individuel, …) ainsi que la conversion en technologie LED des panneaux de signalisation aéroportuaire.

Les travaux ont débuté en février 2018 et devraient s’achever durant le premier trimestre 2019.

 

Extension de la zone fret Nord – Création de 4 nouveaux postes de stationnement avions et extension du taxiway Delta

En avril 2016, la société de gestion a sollicité la SOWAER pour la réalisation d’études en vue de la création de 4 nouveaux postes de stationnement avions, l’extension du taxiway Delta et le déplacement du surpresseur d’eau au Nord de l’aéroport de Liège.

Les travaux proprement dit ont débuté en octobre 2018 et devraient s’achever dans le courant du premier semestre 2020.

 

 

Rénovation de locaux dans la tour de contrôle

Considérant un certain état de vétusté des locaux de la tour de contrôle mis à disposition des contrôleurs aériens, il a été décidé de procéder à un rafraichissement de ceux-ci. Les travaux en cours concernent notamment la rénovation des faux-plafonds, des revêtements de sol, des peintures murales et la création de salles de repos. La fin de ceux-ci est programmée dans le courant de l’année 2019.

Études EN COURS

 

Modification de l’échangeur n°4 de Flémalle

L’origine du projet provenait de la nécessité de démolir le pont de la sortie d’autoroute de la commune de Flémalle, compte tenu de son état de détérioration mais également du fait que de nombreux oiseaux nichant sous le pont,  ce qui constituait un risque important pour l’aéroport. Ces travaux ont été réalisés en mars 2013 par le SPW. Depuis lors, le tronçon de la rue de l’Aéroport compris entre le giratoire « Bihet » et la tour de contrôle est devenu, pour des raisons de sécurité et à la demande des services de police, un sens unique.

Les études techniques sont en cours par la SOWAER et le SPW afin d’envisager la modification de la sortie d’autoroute et la remise à double sens de circulation de la rue de l’aéroport.  La première phase des travaux aura lieu en 2019.

 

Pipeline – Mise en conformité de l’enfouissement

Le parc pétrolier de l’aéroport de Liège est alimenté en carburant aviation au travers d’un pipeline de 4 pouces de diamètre entre Glons et l’aéroport de Liège. Un premier levé topographique tridimensionnel a permis de préciser que le pipeline alimentant l’aéroport devait être enterré plus profondément.

En 2014, des sondages mécaniques ont été réalisés pour vérifier avec précision la profondeur du pipeline, en vue de définir l’étendue précise des travaux et des techniques d’approfondissement à utiliser.

L’autorisation du SPF Economie a été reçue fin 2016. Le cahier des charges relatif aux travaux est en cours de finalisation et les travaux devraient débuter en 2019.

Augmentation de la capacité de la piste principale

A la demande de la Société de gestion, un groupe de travail étudie la faisabilité d’augmenter le nombre de mouvements (atterrissage/décollage) par heure sur la piste principale.

Pour arriver à augmenter la capacité actuelle de +/- 27 mouvements à +/- 40, il serait nécessaire de procéder à des modifications de procédures de vols, à la création de nouvelles bretelles d’accès à la piste principale, à l’amélioration de la gestion des avions sur la plateforme,

Rénovation d’une pompe d’approvisionnement sur le pipeline

Le parc pétrolier de l’aéroport de Liège est alimenté en carburant aviation au travers d’un pipeline de 4 pouces de diamètre entre Glons et l’aéroport de Liège.  Actuellement l’ensemble de l’installation est dimensionné pour être exploité à une pression maximale de 50 bars.

Aujourd’hui, cette pression est assurée à Glons, dans les installations de la Belgian Pipeline Organisation (en abrégé BPO), par une pompe principale et une pompe secondaire (ou de secours). Les deux pompes ne peuvent pas fonctionner en simultané.

Suite à un audit des installations, il a été décidé de procéder au remplacement de la pompe secondaire, qui date des années 1950, et d’optimaliser son débit maximal afin qu’elle puisse atteindre un débit équivalent à la pompe principale. De la sorte, la nouvelle pompe devra fonctionner comme pompe principale.  La pompe principale actuelle deviendrait la pompe secondaire (ou de secours).

Les études techniques sont en cours.

 

Remplacements des équipements de balisage installés en sous station

Suite à l’audit réalisé sur les installations de balisage aéroportuaire de l’aéroport de Liège, il a été mis en évidence que des travaux relatifs au remplacement des équipements de balisage installés dans les sous-stations devaient être réalisés.

Les études techniques sont en cours et concernent la rénovation des équipements tels que les régulateurs de courant constant, les armoires de commande ou les automates.

 

Rénovation des groupes électrogène en sous station

Dans le cadre de la veille permanente des infrastructures, la SOWAER a réalisé une vérification de l’état des groupes électrogènes installés dans les sous-stations électriques de l’aéroport de Liège. Il en ressort que certains groupes électrogènes doivent être rénovés.

Les études ont été lancées pour que ces travaux minimisent l’impact sur l’exploitation aéroportuaire.

 

 

 

 


Rénovation des installations électriques et HVAC de la tour de contrôle – Phase 2

Suite à une étude de risque de la tour de contrôle de l’aéroport de Liège, il s’est avéré nécessaire d’augmenter la fiabilité des installations électriques et HVAC de la tour par la mise en place d’installations redondantes.

En effet, en cas de panne, les conséquences d’une diversion des avions seraient excessivement néfastes, particulièrement pour un aéroport dont l’activité principale est orientée vers le fret aérien.

Ce projet a été divisé en deux phases. La première phase a été réalisée en 2013 et consistait-en des travaux urgents mais qui permettaient de maintenir le contrôle aérien opérationnel sans perte de capacité.

La deuxième phase concerne des travaux qui exigeront le déplacement du contrôle aérien et donc la fermeture de la tour de contrôle de l’aéroport de Liège. Cette deuxième phase ne pourra être réalisée que lorsqu’une tour de contingence ou une tour provisoire sera construite. Une solution de tour de contrôle digitale est actuellement à l’étude.

Une tour de contrôle digitale fonctionne au départ d’une structure métallique, équipée de caméras haute résolution qui couvrent une vision sur 360°.  La partie supérieure est également équipée de plusieurs caméras permettant de faire des zooms précis sur des points particuliers indépendamment des caméras couvrant les 360°.  Un container situé à proximité contient les utilités requises (électricité, liaison data, communications radios,…).  A une distance de plusieurs kilomètres de l’aéroport, dans un bâtiment classique, les contrôleurs aériens officient derrière 14 écrans qui restituent la vue de l’aéroport. Des tours de contrôle digitales sont déjà en fonctionnement sur plusieurs aéroports en Europe et de nombreux projets de déploiement sont en cours dans les pays voisins.

 

Allongement de la piste secondaire

Actuellement, la longueur de la piste secondaire ne permet pas à l’ensemble des avions opérant sur l’aéroport de Liège d’atterrir ou de décoller sans contrainte de chargement lorsqu’ils utilisent la piste secondaire, en cas de fermeture de la piste principale.

Les études menées avec la société de gestion visent d’une part à allonger la piste secondaire pour permettre aux B777 d’opérer sans contraintes et d’autre part de créer de nouveaux taxiways permettant de liaisonner les extrémités des deux pistes.

 

Rénovation de la toiture et de HVAC du bâtiment 44

Le bâtiment 44 est implanté en bordure de piste, à la ‘’frontière’’ entre la zone landside et la zone airside de l’aéroport. Il a été construit dans les années 80 et il abrite aujourd’hui les services techniques de la société de gestion, le service de délivrance des badges aéroportuaires, les bureaux du commandant de l’aéroport et un poste d’inspection filtrage.

Suite à un audit du bâtiment, il a été décidé de procéder à certaines rénovations des châssis, de la toiture et des équipements HVAC (chauffage, ventilation et climatisation).

Les travaux relatifs aux menuiseries extérieures ont été réalisés en 2018. Les études techniques relatives à la toiture et à la HVAC sont en cours.

 

Rénovation des installations de balisage du taxi alpha

Suite à l’audit réalisé sur les installations de balisage aéroportuaire de l’aéroport de Liège, il a été mis en évidence que des travaux relatifs à la rénovation des installations de balisage du taxiway Alpha devaient être réalisés.

Les études techniques sont en cours et concernent la rénovation des équipements tels que les câblages primaires, les réseaux multitubulaires, les transformateurs d’isolement, les connecteurs, les chambre de balisage, …

 

Rénovation des installations de balisage de l’approche de la piste secondaire 22R

Suite à l’audit réalisé sur les installations de balisage aéroportuaire de l’aéroport de Liège, il a été mis en évidence que des travaux relatifs à la rénovation des installations de balisage de l’approche lumineuse de la piste secondaire 22R devaient être réalisés.

Les études techniques sont en cours et concernent la rénovation des équipements tels que les câblages primaires, les réseaux multitubulaires, les transformateurs d’isolement, les connecteurs ou les chambres de balisage.

 

Rénovation de l’éclairage des dalles de stationnement avions

Suite à l’évolution rapide des systèmes d’éclairage LED, il devient de plus en plus difficile et onéreux d’obtenir des pièces détachées pour l’éclairage actuellement en service sur l’aéroport de Liège (ampoule à iodure métallique, …). Cette problématique annonce l’obsolescence prochaine des systèmes d’éclairage actuels.

Par conséquent, les études techniques relatives à cette réhabilitation ont été lancées.

Aérodromes

L’objectif de la Wallonie est d’ancrer les aérodromes dans leur environnement, notamment dans le but d’améliorer l’attractivité des régions concernées.

En 2008, un accord a été noué avec un partenaire privé pour la gestion de l’aérodrome de Cerfontaine.

Pour Saint-Hubert, un accord a été conclu en 2010 avec l’intercommunale IDELUX en vue de céder à celle-ci une participation de 70 % dans la société de gestion.

L’intercommunale Idelux, actionnaire majoritaire au sein de la société de gestion, a décidé, en 2013, de se désengager totalement du projet de redéploiement de l’aérodrome de Saint-Hubert.

Suite à cette décision, un projet de reprise a été initié par la Ville de Saint-Hubert et certains utilisateurs. En date du 27 mars 2014, le Gouvernement wallon a approuvé ce projet incluant un nouveau programme d’investissement plus limité à charge de la SOWAER. Afin de concrétiser le projet, en date du 10 avril 2014, les parts d’Idelux ont été cédées à la « Régie aérienne », régie communale autonome spécifique créée par la Ville de Saint-Hubert et de nouvelles conventions ont été conclues entre cette nouvelle entité, la Ville de Saint-Hubert, la Wallonie et la SOWAER.

A Spa, des négociations en vue de nouer un partenariat sont toujours en cours.

Investissements réalisés

Les principaux investissements réalisés sur les aérodromes ont pour objet la mise en conformité des installations et des équipements présents en vue de garantir leur exploitation dans les meilleures conditions.

 

 

Saint-Hubert

 

Saint Hubert

Suite à la modification de l’actionnariat de la société de gestion en avril 2014, deux phases d’investissements ont été approuvées par le Gouvernement wallon :

  • Phase 1 pour un montant de 866.677,60 €
  • Phase 2 pour un montant de 905.000,00 €

Les travaux prévus dans la phase 1 concernent principalement certaines mises en conformité (chaufferie, neutralisation de citernes enterrées,…), la rénovation des toitures et des menuiseries extérieures des bâtiments et des hangars existants, ainsi que l’extension de la zone d’avitaillement. Celle-ci permettra de proposer aux clients de l’Aérodrome deux autres types de carburants en plus de l’AVGAS, à savoir le JET A1 et l’UL91. La majorité de ces travaux ont été achevés en 2018, la mise en service de la nouvelle station d’avitaillement est prévue début 2019.
Les travaux prévus dans la phase 2 font l’objet d’une analyse préalable par la SOWAER de l’impact positif de l’investissement sur le plan d’affaires de la société de gestion. Certaines études sont en cours, de même que le dossier relatif à l’aménagement du Hangar 7 en atelier de maintenance. Ces travaux d’isolation du hangar (toiture, bardages et portes coulissantes seront achevés début 2019.

 

 

 

 

Cerfontaine

Les travaux de stabilisation des pistes ont débutés en 2013 et se sont terminés en 2018

 

Spa – La Sauvenière

L’octroi en 2013 du permis d’exploitation et du plan d’assainissement des sols, était assorti de l’obligation de réaliser certains travaux de mise en conformité.

Les travaux de mise en conformité des installations suivant le rapport d’inspection du service régional d’incendie sont terminés.

Les travaux d’assainissement des sols ont été notifiés en avril 2015 et ont été clôturés début 2017.

D’autres travaux de mise en conformité restent toutefois en attente d’une solution au regard de la durée limitée de la prolongation du permis d’exploiter obtenu en 2013 et des études en cours.

La SOWAER a obtenu, en date du 30 novembre 2017, le renouvellement du permis d’exploitation accordé en 2013 jusqu’au 30 juin 2019. Cette prolongation a été mise à profit pour la réalisation d’une étude aéronautique, en concertation avec la Ville de Spa et SPADEL, visant à examiner différents scénarii en termes de trajectoires de vol permettant d’éviter au départ et à l’arrivée de l’aérodrome le survol des zones de captage des eaux de Spa et à évaluer les conséquences de la mise en œuvre de ces scénarii sur les infrastructures du site.

A l’issue de cette étude, la SOWAER a introduit une demande de permis d’exploitation pour 20 ans. Cette demande a toutefois été déclarée incomplète en date du 5 juin 2018 par le Fonctionnaire technique qui a imposé à la SOWAER la réalisation d’une étude d’incidences sur l’environnement. La mission a été confiée dans la foulée au bureau d’études CSD Ingénieurs-Conseils.

Les travaux de mise en conformité restent toutefois en attente d’une solution au regard de la durée limitée de la prolongation du permis d’exploiter obtenu en 2013 et des études en cours.

#4

La mise en œuvre et la valorisation des zones d’activités économiques autour des aéroports wallons

 

 

Suite à l’essor considérable qu’ils ont pris, les aéroports wallons sont devenus des pôles de développement économique, particulièrement attractifs pour les entreprises. La SOWAER a pour mission de valoriser les terrains voués à l’activité économique à proximité des aéroports régionaux

L’objectif de la SOWAER est d’amplifier le rayonnement des aéroports par la mise à disposition de terrains équipés permettant le développement de nouvelles activités économiques à proximité de ceux-ci.

Liège

Autour de l’aéroport de Liège, ce sont quelques 470 hectares de terrains qui sont en cours d’aménagement en parcs d’activité économique.

Au total, ce sont 385,4 hectares nets de terrains qui pourront être mis à disposition des futurs investisseurs.

 

Zones à développer par la SPI (~ 120 ha bruts, soit 111,5 ha nets)

Dans le cadre d’une convention de partenariat signée en 2006 et modifiée en 2012, la SOWAER avait confié à l’Intercommunale de développement économique en région liégeoise, la SPI, le développement de certaines zones d’activité économique (Cahottes 2, Rossart et Stockis), soit les zones non directement en lien avec l’aéroport de Liège.

En 2018, un accord est intervenu entre la SOWAER et la SPI afin de revoir le mécanisme de collaboration.

Il a ainsi été décidé de transférer les immeubles acquis dans le cadre des missions déléguées environnementales dans les zones Cahottes et Rossart au prix de 10,90€/m², la SPI assumant dorénavant seule les risques de l’opération et le financement des investissements non subsidiés.

En date du 23 octobre 2018, la SPI a obtenu l’arrêté de reconnaissance et d’expropriation pour le solde des acquisitions à réaliser.

 

Zones à développer par la SOWAER (~ 350 ha bruts, soit 273,9 ha nets)

Suite à l’adoption en 2011 du master plan ou schéma directeur relatif au développement des zones d’activité économique autour de l’aéroport de Liège, la SOWAER a lancé en 2013 les études afin de mettre en œuvre les premières zones.

La priorité a été donnée aux zones d’activité économique les plus proches de la plateforme aéroportuaire, à savoir : Flexport City au Nord des pistes ainsi que Airport City au Sud de l’E42.

Pour Flexport City, 28 ha de terrains sont aménagés depuis 2015.

 

Ils se présentent comme de grandes surfaces planes de 2,5  à 3 hectares totalement équipés et pouvant encore être parcellisés si besoin.

Pour Airport City, les travaux de mise en œuvre des zones 1, 2 et 3 ont été réceptionnés en 2018.

Ils représentent 10 hectares destinés principalement à l’activité de bureaux qui s’ajoutent aux 6 hectares équipés précédemment.

Les expropriations et les études de mise en œuvre de ces zones ont débuté en 2018.

Afin d’assurer la cohésion entre les entreprises qui s’implanteront sur ces terrains et les activités développées par l’aéroport, un partenariat a été conclu par la SOWAER avec Liege Airport dans le cadre de la commercialisation des terrains équipés. Une cellule commerciale a été créée afin de disposer d’un point de contact unique avec les investisseurs potentiels, baptisée Land in Liege.

En 2018, un premier investisseur a entamé la construction de halls logistiques pour des occupants actifs dans l’activité aéroportuaire sur une parcelle de 5 hectares en zone Flexport City.

De plus, un important contrat a été conclu avec CAINIAO (groupe ALIBABA), un investisseur chinois actif dans l’E-commerce, qui souhaite implanter son hub européen, en partie dans la zone aéroportuaire, en partie dans la zone d’activité économique via une connexion directe entre la première et la seconde ligne.

Les superficies concernées par l’investissement représentent, dans une première phase, 4,2 hectares en zone aéroportuaire et 7,7 hectares en zone Flexport City 1. Les extensions prévues dans une seconde phase représentent 9,6 hectares en zone Flexport City 2.

Enfin, dans le cadre du programme de cofinancement européen FEDER 2014-2020, la SOWAER, en partenariat avec le SPW-DGO1 et la SOFICO, a introduit une fiche de projets intitulée « ZAE de Liège-Bierset ».

En juillet 2016, le Gouvernement wallon a retenu tous les projets de la fiche et a décidé d’allouer des subsides d’un montant total de 33.435.348 €.

Les projets en cours sont :

Projets Subsides obtenus
Contournement Nord de l’aéroport 17.274.593,13 €
Réaménagement de l’échangeur n°3 « Liege Airport » 2.938.132,24 €
Démergement des zones Cubber et Stockis 13.222.622,19 €

 

Ceux-ci permettront d’une part d’améliorer la mobilité des ZAE et d’autre part de valoriser les zones dites « De Cubber » et de « Stockis » qui représentent près de 150 ha de terrains pour les futurs investisseurs. Les projets 1 et 2 sont menés par le SPW-DGO1.

En ce qui concerne le projet mené par la SOWAER (projet 3), en 2018 :

  • Les procédures d’expropriation ont été entamées ;
  • Les études ont été lancées ;
  • Le permis relatif à la phase 1 du projet de démergement a été obtenu ;
  • Le marché de travaux pour cette phase a été lancé.

La mise en œuvre de ceux-ci devrait débuter en 2019 pour une fin d’exécution en 2021.

 

Zones commercialisées

Dans le cadre de la commercialisation des zones d’activités économiques, une cellule opérationnelle dénommée Land In Liège a été mise en place en partenariat avec Liege Airport.

Cette cellule constitue le point de contact pour tous les nouveaux investisseurs désirant s’implanter autour de l’Aéroport de Liège.

Sur le plan contractuel, le mode de mise à disposition des terrains équipés se réalise exclusivement par bail emphytéotique.

En 2018, trois conventions ont été conclues.

Dans la zone Airport City, sur un terrain de plus de 15.000 m², la S.A. L’Escale Liège mettra en œuvre un important complexe de 12.000 m² de bureaux.

Vue et localisation du projet :

 

Le permis pour la mise en œuvre de ce projet a été délivré en 2018 et l’acte notarié sera passé en 2019.

Dans la zone Flexport City 1, un premier projet mené par le développeur immobilier Montea consistant en la construction d’un complexe de Halls logistiques pour des entreprises actives dans le fret aérien, a été finalisé.

Les travaux ont été achevés fin 2018.

Vue et localisation du projet :

 

Le second projet, toujours dans la zone Flexport City 1, permettra d’accueillir la société chinoise CAINIAO (Groupe ALIBABA) active dans l’e-commerce. La signature des conventions est intervenue en décembre 2018.

Le projet de l’investisseur est phasé dans le temps et devrait, à terme, se développer sur 218.000 m².
Les premières phases doivent se développer sur environ 122.000 m². L’investisseur prévoit d’y construire un premier bâtiment logistique de l’ordre de 36.000 m² en connexion directe avec l’aéroport, ainsi qu’un bâtiment de bureaux de 21.000 m².

Localisation du projet :

 

 

 

#5

La gestion du programme environnemental

Dans le dossier aéroportuaire, le développement durable a été une préoccupation de base, amplifiée et soutenue par les gouvernements successifs.

 

La création de la SOWAER, en 2001, visait non seulement à assurer la cohérence du développement des aéroports, mais aussi à stabiliser le mécanisme de financement de ce développement.

Elle correspondait aussi à une volonté de conduire de front les actions en matière environnementale, le souci du Gouvernement étant de concilier, y compris dans le temps, développement économique et gestion des retombées environnementales de celui-ci.

A. Mesures environnementales arrêtées par le Gouvernement wallon

La SOWAER est chargée de la mise en application des mesures environnementales, sur base du dispositif prévoyant un Plan d’Exposition au Bruit (PEB) et un Plan de Développement à Long Terme (PDLT) pour chaque aéroport wallon.

Le plan de développement à long terme (PDLT) a été établi en 2004 sur base des prévisions de développement à 20 ans des aéroports. Il découpe la superficie environnante de chaque aéroport en 4 zones : A, B, C et D. Il permet une gestion à long terme de l’impact sonore.

Le plan d’exposition au bruit (PEB) tient compte de la réalité actuelle des niveaux sonores et d’une projection de la flotte à 10 ans. Il est vérifié tous les trois ans et adapté, le cas échéant, pour tenir compte de l’évolution du trafic. Il découpe lui aussi la superficie environnante de chaque aéroport en 4 zones : A’, B’, C’ et D’.

Il s’agit donc d’un plan de gestion de l’impact sonore de l’activité des deux aéroports. C’est sur cette base que les mesures d’accompagnement sont appliquées.

 

Un programme unique en Europe, qui s’appuie sur la situation actuelle et la situation projetée à long terme.

Les différentes mesures d’accompagnement proposées aux riverains (qui étaient propriétaires de leur immeuble au 13 juillet 2004) peuvent être résumées comme suit :

 

En zones A’ et B’:

  • rachat ou insonorisation des immeubles (sauf dans certaines zones destinées à l’activité économique, où seul un rachat est possible)
  • primes de déménagement octroyées aux locataires
  • indemnités pour les personnes qui exercent une activité commerciale ou professionnelle en cas de perte de revenus induite par le développement aéroportuaire

En zones C’ :

  • insonorisation des immeubles

En zones D’ :

  • primes forfaitaires à l’insonorisation des immeubles

 

Les insonorisations réalisées par la SOWAER en zones A’, B’ et C’ sont assorties d’obligations de résultat.

Des informations complémentaires sur ces différentes mesures peuvent être obtenues en consultant le site internet www.sowaer.be ou en s’adressant aux cellules SOWAER Environnement.

De manière générale, la SOWAER assure la distribution des informations auprès des autorités et des organismes compétents, ainsi qu’auprès des riverains, en direct ou via les services SOWAER Environnement. Ce travail s’opère avec, comme outil central, le logiciel Diapason, spécialement créé pour cette fonction d’analyse et d’information.

Par ailleurs, un travail de collaboration a été réalisé entre les sociétés gestionnaires des aéroports wallons, le Service Public de Wallonie (SPW) et la SOWAER et ce, en vue d’actualiser la charte de l’environnement du 8 novembre 2000. L’ACNAW a participé au processus, en qualité d’expert.

Ce projet de nouvelle charte, commune aux deux aéroports wallons, veille notamment à prendre en compte d’autres aspects environnementaux que les nuisances sonores, à savoir l’impact sur le sol, l’air et l’eau. La volonté est également de renforcer d’une part, la collaboration entre les signataires de la charte et d’autre part, la communication entre les différents intervenants (tels que les compagnies aériennes, les entreprises, les riverains, les passagers,…).

En cours d’examen par les autorités de tutelle de la SOWAER, cette nouvelle charte pourrait prochainement être signée en présence des autorités communales riveraines de l’aéroport, afin d’assurer une représentation citoyenne.

 

Dénombrement des immeubles repris dans les zones des PEB (plan d’exposition au bruit) et PDLT (plan de développement à long terme) des aéroports de Charleroi et de Liège.

Zones du PEB A’ B’ C’ D’ Total
Charleroi 150 491 2.861 6.092 9.594
Liège 571 1.868 3.521 5.267 11.227
Total général 721 2.359 6.382 11.359 20.821

 

Zones du PDLT A B C D Total
Charleroi 193 1.063 5.088 10.356 16.700
Liège 1.235 2.630 5.131 9.618 18.614
Total général 1.428 3.693 10.219 19.974 35.314

 

Nombre d’immeubles repris dans les zones des PEB (plan d’exposition au bruit) des aéroports de Charleroi et de Liège – insonorisations et achats.

Remarque importante : un certain nombre d’immeubles rachetés peuvent faire l’objet d’une insonorisation

Zones du PEB A’ B’ C’ D’ Total
Charleroi
– insonorisations
-achats
70
113
263
180
1.748
0
4.264
0
6.345
293
Liège
– insonorisations
-achats
170
571
1.261
1.234
2.706
199
5.912
132
10.049
2.136

 

La mise en œuvre de ce programme d’accompagnement a été progressive. Il a en effet été soumis à plusieurs révisions successives suite à des décisions de justice.

Pour répondre aux attentes de ceux-ci, la SOWAER a augmenté ses moyens organisationnels afin d’accélérer le traitement des dossiers.

Elle a également structuré son action dans le cadre d’un guichet unique assumant tous les aspects du travail.

C’est ainsi que, tant à Charleroi qu’à Liège, les services en charge de l’information, de l’insonorisation, de l’acquisition et de la gestion immobilière sont regroupés en un lieu unique. Les deux cellules SOWAER Environnement sont les gestionnaires complets et coordonnés de l‘ensemble de la mission environnementale qui se développe suivant trois axes :

L’information

La fonction d’information aux riverains est primordiale. Elle s’étend à un véritable accompagnement personnalisé pour la constitution des dossiers d’aide. Elle permet aussi l’écoute des riverains et le relais de leurs préoccupations vers les décideurs.

 

Contacts riverains pour l’année 2018

  Demandes d’informations Plaintes Total des contacts
Charleroi 2.710 38 2.748
Liège 4.691 350 5.041
Totaux 7.401 388 7.789

 

La SOWAER a chargé NEWCOM, institut d’étude de marché indépendant, de réaliser une enquête de satisfaction auprès des riverains des deux aéroports wallons en 2018.

Cette enquête a permis de mesurer la satisfaction des riverains qui ont fait appel à la SOWAER pour :

  • bénéficier de travaux d’insonorisation dans leur logement ;
  • obtenir une prime pour l’insonorisation de leur logement ;
  • vendre leur habitation ;
  • introduire une plainte

La satisfaction globale moyenne des riverains se situe à 7.6 sur 10.

L’efficacité du plan d’accompagnement, dont la SOWAER est garante, repose sur un postulat de base : le respect de trajectoires imposées aux aéronefs et de niveaux sonores maxima.

A cet effet, la SOWAER a mis en place un dispositif d’analyse et de surveillance particulièrement complet, basé sur le système Diapason, développé spécialement pour la Société.

Cet outil performant, contrôlé par des organismes indépendants extérieurs et le Service Public de Wallonie, permet, outre une information précise et personnalisée des riverains, d’identifier les potentialités d’amélioration qui sont ensuite analysées avec les divers intervenants avant leur mise en pratique.

Ainsi, grâce à cet outil, la SOWAER participe à l’amélioration des procédures d’approche et de décollage des aéronefs, en collaboration avec SKEYES, les compagnies aériennes, le SPW, l’ACNAW et les sociétés d’exploitation.

Les trajectoires de décollage et d’atterrissage ont pu être concentrées, canalisant ainsi l’impact sonore à l’intérieur des zones de bruit.

Les procédures d’approche classiques par paliers intermédiaires sont, dans la mesure du possible, remplacées par la procédure en descente continue, qui permet de réduire considérablement la consommation en kérosène et le dégagement de gaz à effet de serre, mais aussi l’impact sonore au sol. Des groupes de travail spécifiques pour les aéroports de Liège et Charleroi Bruxelles-Sud ont été mis en place afin de bénéficier des avantages environnementaux de cette procédure de descente continue, pour un maximum de mouvements, en tenant compte des spécificités de chaque aéroport. Les procédures CDO pour les aéroports de Liège et Charleroi ont été formalisées dans les AIP le 9 novembre 2017.

Depuis le 9 janvier 2014, les appareils peuvent utiliser les procédures de décollages « P-RNAV » depuis l’aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud, lorsqu’ils sont équipés pour ce faire. Cela permet de minimaliser l’impact sonore dans les zones périphériques externes du Plan d’exposition au Bruit. Ce type de procédure avait été mis en place dès le 26 juillet 2012 sur l’aéroport de Liège-Bierset, qui avait été le premier aéroport belge à pouvoir bénéficier de cette avancée technologique.

Les appareils peuvent utiliser les procédures d’atterrissage « RNAV (GNSS) » vers les pistes 22L et 22R de l’aéroport de Liège-Bierset depuis le 13 octobre 2016, vers les pistes 25 et 07 l’aéroport de Charleroi Bruxelles-Sud depuis le 16 novembre 2016, et vers les pistes 04R et 04L de Liège depuis le 30/3/2017, lorsqu’ils sont équipés pour ce faire.

Ces procédures « RNAV (GNSS) » d’atterrissage permettent aussi de minimaliser l’impact sonore dans les zones périphériques et externes du Plan d’exposition au bruit et de faciliter la procédure de descente continue.

Au sein de la SOWAER, un département centralisé organise, recueille et analyse l’information sur les trajectoires des aéronefs et l’impact sonore engendré par ceux-ci au droit du réseau des 32 sonomètres fixes, fonctionnant 24 heures sur 24, disposés autour des aéroports de Liège et Charleroi, assurant une mesure en continu de chaque mouvement d’aéronef par rapport à l’ambiance sonore générale.

Afin de rencontrer au mieux les besoins des utilisateurs et de parfaire l’information aux riverains et aux instances concernées, l’outil est continuellement amélioré : utilisation de l’interface Google-Earth,… De nouveaux modules, permettant de systématiser l’analyse des trajectoires inhabituelles, ont été développés en collaboration avec l’ACNAW. Ceux-ci permettent d’identifier automatiquement les quelques rares trajectoires inhabituelles dans le flux global des trajectoires. Ces améliorations sont systématiquement mises à la disposition du SPW et de l’ACNAW.

Des sonomètres mobiles sont également utilisés pour réaliser des campagnes de mesures ponctuelles, entre autre dans le cadre du principe d’égalité dont la quatrième campagne de grande envergure a été initiée cette année : 163 mesures complémentaires ont été réalisées en 2017; celles-ci ont été complétées par 92 autres mesures en 2018 avant d’être analysée globalement.

Les résultats de ces campagnes complémentaires permettent de contrôler  les divers quartiers analysés.

Au total, fin 2018, en ce compris les précédentes campagnes, ce sont plus de 1.294 mesures ponctuelles de bruit qui ont été effectuées autour des aéroports régionaux.

L'insonorisation

La gestion des insonorisations d’immeubles a maintenant atteint un vitesse de croisière et les délais de traitement des dossiers sont de mieux en mieux maîtrisés .

Le nombre de dossiers traités par la SOWAER démontre l’ampleur du travail accompli :

Zones du PEB A’ B’ C’ D’ Total
Charleroi
– clôturés
– insonorisations
16 152 844 2.558 3.570
Liège
– clôturés
– insonorisations
66 984 1.722 2.679 5.451
Charleroi
– en cours
– insonorisations
5 5 26 573 609
Liège
– en cours
– insonorisations
47 216 197 511 971
Totaux
– insonorisations
134 1.357 2.789 6.321 10.601

 

La SOWAER, en partenariat avec l’ensemble des secteurs de la construction concernés, œuvre à une amélioration constante de la qualité et de la garantie du respect des niveaux d’affaiblissements acoustiques, des matériaux utilisés et de leur mise en œuvre.

L’ensemble des études architecturales liées aux travaux acoustiques des immeubles est désormais traité en interne par les techniciens.

La Gestion immobilière

Le défi de la SOWAER est de gérer un patrimoine de plus de 1.500 immeubles et de le valoriser au mieux dans le cadre du développement des aéroports et des zones de développement économique, mais aussi de contribuer au maintien d’un tissu d’habitat cohérent et sécurisant.

 

Dans ce contexte, la SOWAER est régulièrement confrontée à des problèmes récurrents de vandalisme et à la pollution de rues où l’habitat tend à disparaître.

Afin d’y répondre au mieux, la SOWAER entretient un dialogue étroit avec les communes concernées en vue de dégager les solutions ponctuelles nécessaires. Entre autres, deux cellules techniques ont été mises en place en partenariat avec les administrations communales concernées. Ces cellules effectuent principalement des travaux de nettoyage, d’entretien, d’évacuation des encombrants et de déchets de toute nature dans et autour des propriétés acquises dans le cadre des mesures d’accompagnement et contribuent au maintien du cadre de vie des riverains.

Outre ces actions menées au quotidien, les débats concertés avec les communes et avec les services compétents de la Wallonie ont permis d’arrêter un ensemble de périmètres où les immeubles acquis, anciennement affectés à l’habitat, seront démolis en vue de faire place au développement d’activités compatibles avec le contexte dans lequel elles s’inscrivent.

La gestion et la valorisation des immeubles acquis pour compte de la Wallonie dans le cadre du développement des aéroports wallons sont confiées aux cellules immobilières de la SOWAER et gérés en étroite collaboration avec les services techniques de la SOWAER dans le cadre des entretiens et réhabilitations de ceux-ci.

Au quotidien, trois types d’actions peuvent être envisagés en fonction de la localisation du bien en regard du PEB et du PDLT :

  • La démolition
  • La location à des fins privées et/ou à des fins économiques
  • La revente (à des fins d’habitat en-dehors de la zone la plus exposée au bruit, ou à des fins économiques)

La SOWAER a chargé NEWCOM, institut d’étude de marché indépendant, de réaliser une enquête de satisfaction auprès des locataires des deux aéroports wallons en 2018.

Cette enquête vise à mesurer la satisfaction auprès des locataires vis-à-vis de l’ensemble des services qu’ils reçoivent de la SOWAER et plus précisément, ceux qui concernent :

  • les visites préalables et la location de leur logement ;
  • les travaux ou entretiens à charge du propriétaire ;
  • la gestion de la fin de bail (pour les anciens locataires).

La satisfaction globale moyenne des locataires se situe à 8.10 sur 10.

 

Nombre d’immeubles acquis ou en cours d’acquisition

Zones du PEB A’ B’ C’ D’ Total
Charleroi
– clôturés
– achats
84 124 0 0 208
Liège
– clôturés
– achats
546 847 85 107 1.585
Charleroi
– en cours
– achats
36 54 0 0 90

Liège

– en cours

– achats

0 128 11 4 143

Totaux

– achats

666 1.153 96 111 2.026

 

 

Occupation des immeubles acquis

Immeubles acquis Occupés par leur propriétaire Loués à des fins économiques Loués à des fins d’habitation Inoccupés
Charleroi 2 0 51 33
Liège 1 19 497 159

 

Depuis le 1er avril 2004, les immeubles à louer font l’objet d’annonces dans les journaux « toutes-boîtes » et des visites sont organisées. Les cellules sélectionnent les candidatures recevables en fonction de critères tels que le revenu et la composition du ménage.

Les locations sont conformes aux dispositions du Code civil, à savoir un bail d’une première période de trois ans pouvant être porté à neuf années.

Nombre d’immeubles
démolis ou en démolition

49

À Charleroi

752

À Liège

Nombre d’immeubles
revendus

73

À Charleroi

176

À Liège

249

Total

Enfin, en dehors de la zone A du PDLT, la SOWAER poursuit la politique de revente des immeubles qu’elle a acquis dans le cadre des mesures environnementales. Les immeubles sont revendus suivant des procédures assurant la publicité, la transparence et l’égalité de traitement entre les candidats acquéreurs.

Nombre de primes de déménagement
versées aux locataires

27

À Charleroi

214

À Liège

241

Total

Nombre d’indemnités versées pour
trouble commercial ou professionnel

7

À Charleroi

56

À Liège

63

Total

 

Outre la gestion immobilière de l’occupation, la Wallonie a confié à la SOWAER les mesures d’accompagnement des locataires et commerçants situés en zones A’ et B’ du PEB. Moyennant certaines conditions, ces riverains peuvent prétendre à une prime de déménagement ou à une indemnité pour trouble commercial ou professionnel.

Par décision du 6 octobre 2017 et du 28 juin 2018, le Gouvernement a décidé :

  • de mettre un terme aux conventions conclues avec les deux intercommunales IGRETEC et SLF (devenue ECETIA) à la date du 31 décembre 2019;
  • de rapatrier les immeubles dans le patrimoine de la Région wallonne via la SOWAER et;
  • de reprendre les dettes que les intercommunales ont contractées afin de remplir leur obligations.

Fin 2018, un premier volet de 745 biens loués ou destinés à la location a été transféré à la SOWAER.

Conclusion

La SOWAER n’a de cesse de poursuivre son action visant à l’amélioration continue de l’exécution des missions qui lui sont confiées. En 2018, elle a poursuivi ses missions d’accompagnement du développement des aéroports de Liège et Charleroi, avec toujours pour principaux objectifs :

  • un rythme soutenu dans le traitement des dossiers relatifs aux mesures d’accompagnement;
  • une coordination efficace avec divers organismes impliqués dans le processus;
  • une participation importante des entreprises ;
  • l’affirmation au plan régional, mais aussi international, de la Wallonie et de la SOWAER, comme gestionnaires de référence d’une politique de développement durable en matière aéroportuaire ;
  • la mise en œuvre de décisions d’aménagement urbanistique des zones de bruit;
  • d’établir les bases d’un développement ambitieux et raisonné des zones d’activités économiques situées à proximité des aéroports.

Pour assurer l’efficacité de son action, la SOWAER entretient une concertation régulière avec de nombreux acteurs et organismes concernés :

  • le Service Public de Wallonie (SPW) ;
  • l’ACNAW, autorité indépendante de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires en Région wallonne ;
  • BELGOCONTROL ;
  • les sociétés gestionnaires des aéroports et les principaux opérateurs aériens présents à Liège et à Charleroi ;
  • les communes, avec dans certains cas et à la demande de celles-ci, des actions d’information particulières, tels que des envois d’informations ciblées par courrier ;
  • d’autres aéroports, dans le cadre d’échanges d’expériences ;
  • l’ARC, Airport Regions Conference, association représentant plus de 30 aéroports internationaux en Europe.

Son dialogue avec le Ministre de tutelle est quotidien.